Wednesday, 14 March 2012

Columns


皆さん こんにちは!


これから私が「広報みささ」に書くコラムをブログにアップします。今日は20119月から2012年3月までのコラムをアップして、フランス語の翻訳も書きます。来月から同じようにしますが、英語の翻訳も書きます。ちなみに、三朝のホームページで広報みささを読むことができます。
(時々コラムが長くなるので、これから広報バージョンと長いバージョンをアップする可能性もあります。翻訳は広報バージョンの翻訳になります)


Bonjour à tous !


A partir d’aujourd’hui je posterai sur ce blog les articles que j’écris dans le magazine de Misasa tous les mois. Vous trouverez ci-dessous les numéros de septembre 2011 à mars 2012, en japonais accompagné d’une traduction française (sauf pour le numéro où il s’agit de la recette du croque-monsieur). A partir du mois prochain, je fournirai également une traduction anglaise. Bonne lecture !
Vous pouvez également lire le magazine de Misasa (en japonais) à cette adresse :


Hello everyone !


From today I will post on this blog the columns I write every month in Misasa’s magazine. Today I upload columns from September 2011 to March 2012 in Japanese with a French translation. From next month’s columns, I will also post an English translation. If you are interested, you can read Misasa’s magazine (in Japanese) here:


<コラム>

平成23年9月



平成23年10月



平成23年11月



平成23年12月



平成24年1月



平成24年2月



平成24年3月




<フランス語の翻訳>


Le nouveau CIR qu’on appelait Tom Cruise (septembre 2011)


Très chers habitants de Misasa, je suis enchanté de vous connaitre. Je m’appelle Anthony et viens de Normandie, en France.
Il a fait très chaud cet été, n’est-ce pas ? Avant d’arriver au Japon, j’habitais un petit village (238 habitants), nommé Gisay La Coudre, où il faisait frais bien que nous étions au mois de juillet.
Qui suis-je ? Faisons une rapide présentation. Je suis né le 8 septembre 1985 et ai été élevé dans le département de l’Eure, où se trouve la maison du célèbre peintre Claude Monet.
Après l’obtention de mon baccalauréat, j’ai dû me rendre à « l’effrayante » ville de Paris afin d’apprendre le japonais, mais, ne pouvant pas y vivre, je partais de très loin chaque jour dès l’aurore. Bien que ce fut difficile, j’ai travaillé dur pour sortir diplômé avec de bons résultats en juillet 2010.
Ainsi nous pourrions considérer que je suis quelqu’un de sérieux. Il m’est même arrivé d’être appelé « Ganbariya-san » (personne qui fait toujours des efforts). Cependant j’ai aussi un côté amusant qui se révèlera sûrement à travers ces colonnes. Car je serais bien embêté si les lecteurs s’endormaient en lisant ces lignes.
Revenons à la présentation sérieuse.
Ma rencontre avec le Japon s’est faite à travers le cinéma. Lorsque j’étais enfant et que j’ai vu pour la première fois un film japonais, il s’agissait des Sept samouraïs de Kurosawa Akira. Même si je n’avais aucune idée de ce qu’était le Japon, le film m’a plu. Depuis le cinéma nippon est devenu ma principale passion.
Et enfin...
Eté 2007, le Japon. J’ai séjourné en familles d’accueil à Kyôto et Nikkô et suis également allé à Tôkyô, Ôsaka et même Okinawa. Cela n’a duré qu’un mois, mais c’était formidable car j’ai pu faire beaucoup d’expériences comme la cérémonie du thé. Ensuite, je suis parti en échange universitaire pendant un an à l’université du Kansai.
Aujourd’hui, à Misasa.
Le 27 juillet, je suis arrivé à Misasa. Lorsque j’ai été présenté, on m’a dit que je ressemblais à l’acteur Tom Cruise, puis, quand j’ai répondu qu’à vrai dire on me le faisait souvent remarquer, tout le monde a ri aux éclats.
Mon objectif est de créer une ambiance d’échange et de travailler de concert avec les habitants de Misasa, tout en conservant l’héritage laissé par les précédents CIR (je suis le dixième). Je souhaite également ajouter un peu de ma personnalité, afin d’amener les activités d’échanges de Misasa vers une nouvelle étape. Je serais très heureux si je pouvais y parvenir.
Chers habitants de Misasa, je compte sur vous dorénavant.


Ces collégiens qui ont vécu l’enfer des transports parisiens (octobre 2011)


Peu de temps après mon arrivée à Misasa, je suis allé en France avec six élèves du collège de Misasa. Le but était de faire un séjour en famille d’accueil à Lamalou-les-Bains. Les collégiens, les habitants de Lamalou, le professeur et moi-même étions tous très contents.
En premier lieu nous sommes allés à Valras-Plage non loin de Lamalou. Les deux garçons se sont baignés tout souriants et l’air heureux. Les jeunes filles, qui hésitaient, sont finalement allées nager elles aussi.
Arrivés à Lamalou, les élèves ont rejoint leurs familles respectives. Alors je me suis métamorphosé en espion comme celui apparaissant dans Mission Impossible et ai ainsi pu constater discrètement que les collégiens passaient un bon moment. J’étais heureux de voir que, tout comme moi qui ai vécu la même expérience au Japon et en Allemagne, ils ont aussi passé un moment inoubliable.
Le lendemain, nous avons pratiqué l’accrobranche en forêt. De temps à autres il fallait utiliser une tyrolienne, un peu comme Tarzan, et crier « yaaaa ». C’était plaisant et amusant à la fois.
Ensuite, nous sommes retournés à la mairie de Lamalou pour faire une présentation de Misasa. Les élèves ont parfaitement interprété Aux Champs Elysées qu’ils ont répété sans cesse.
Nous avons également passé un peu de temps à Paris. Lorsque nous sommes montés en haut de la Tour Eiffel, j’ai trouvé magnifique la façon dont le panorama nocture brillait tout comme les visages souriants des collégiens.
A vrai dire, nous avons eu beaucoup de problèmes de transports à Paris. A l’aéroport Charles de Gaulle nous avons attendu un bus qui ne venait pas, et lorsqu’il est finalement arrivé, celui-ci était bondé donc nous n’avons pas pu le prendre. C’était impensable. Alors nous avons décidé de prendre le métro, mais c’était assez épuisant à cause des nombreux bagages.
Le métro que nous devions prendre pour aller au Château de Versailles était en travaux, alors nous avons dû faire plusieurs changements. Je ne pouvais y croire.
Toutefois, tous ces problèmes de transports ont probablement décuplé notre joie. Peut-être ai-je été un peu agaçant, mais les élèves ont toujours été coopératifs. Ce voyage sera un excellent souvenir pour eux et fut également très profitable pour moi. J’ai hâte d’être à la prochaine fois.


Petite promenade en solitaire (décembre 2011)


Pensées emportées
Par le vent de la montagne
Misasa, ici

Nous sommes désormais en décembre et Misasa devrait bientôt se recouvrir d’un blanc immaculé. Mais qu’en fut-il des momiji, ces feuilles rougissantes ?
J’aime l’automne. En Normandie, l’automne est aussi joli qu’au Japon. A partir de septembre, nous récoltons les pommes pour en faire du cidre. Les forêts rougissent, comme un garçon qui rencontre une jolie fille, puis se mettent à nu comme une personne qui prend son bain.
La première fois que j’ai admiré les momiji, c’était pendant mon année d’échange universitaire lorsque je suis allé avec des étudiants à Kurama et Kibune dans le département de Kyôto. C’était très joli et j’en garde un bon souvenir. Ici, à Misasa, on m’a dit que c’était à Oshikakei (« la vallée du faon ») qu’ils étaient les plus beaux, alors j’y suis allé seul.
Je m’y suis tranquillement promené pendant environ trois heures. Ce qui a tout de suite retenu mon attention était les sons. D’habitude lors de mes balades j’écoute du « rock bruyant », mais cette fois-ci je pouvais entendre clairement le son de l’écoulement de la rivière ou bien celui du vent.
La forêt n’avait pas vraiment rougi. Peut-être était-ce dû au retard causé par des températures clémentes. Mais il y avait beaucoup de feuilles jaunes ou orange, et celles mortes se mouvaient paisiblement, emportées par le courant. A la nuit tombée les rues de Misasa, éclairées par les lampadaires, sont également devenues orange. Comme je trouvais cela bien assorti avec les momiji, j’ai aussi fait une petite promenade nocturne avant de rentrer. Et je recommencerai ![1]
Mais le plus extraordinaire c’est que vous pouvez revivre ma petite promenade. Parce que je n’ai pas simplement regardé, mais aussi beaucoup filmé. Même s’il était parfois difficile de filmer sans bouger et d’utiliser mon trépied en pleine forêt. Les passants qui ont été témoins de mes acrobaties se sont probablement dit : « ce type, il est bizarre ». Vous pouvez regarder la vidéo en accédant au lien se trouvant sur la gauche. Ce n’est pas parfait, mais je serais content si vous la regardiez.



A propos des résolutions du Nouvel An en France (janvier 2012)


Au sortir du tunnel de Misasa, on se trouvait au pays de neige.
Comment était le Nouvel An dans cette ville de Misasa recouverte de neige ? En ce qui me concerne je ne suis pas rentré au pays, mais j’ai passé de bons moments ici. Soyons d’attaque pour 2012 !
Je pense que vous le savez déjà, mais en Europe nous avons pour coutume d’exprimer nos bonnes résolutions pour la nouvelle année. C’est également le cas en France. S’il existe une coutume équivalente au Japon, je serai ravi que vous m’en parliez. Il doit certainement en avoir une.
Les résolutions du Nouvel An ont pour objectif d’améliorer notre vie afin de se sentir mieux et d’être fier de soi. En d’autres termes, il s’agit d’une manière optimiste de commencer l’année. Cependant, même si au début la motivation est de mise, au final cela ne dure jamais bien longtemps. Selon une étude, 80% des personnes échoueraient. J’en ignore les raisons, mais peut-être est-ce parce qu’elles boivent trop de Champagne lors du réveillon et oublient.
Les résolutions les plus souvent choisies sont probablement « arrêter de fumer », « prendre soin de sa femme », « arrêter de boire », « manger sainement », « maigrir », « trouver un(e) petit(e) ami(e) », « changer de travail ».
Moi, j’aime le Coca-Cola, alors j’en bois beaucoup, mais petit à petit j’ai pris du ventre. J’appelle cela le « Cola-ventre ». Bien qu’il me soit ainsi possible de faire du « taiko-ventre », ce qui est très populaire auprès des enfants, ce n’est pas très élégant étant donné ma jeunesse. Et même si chaque année j’ai l’intention d’arrêter le Coca, j’échoue constamment. Alors, j’ai abandonné l’idée d’arrêter. J’appelle cela de la « débauche ».
Pour que votre résolution du Nouvel An soit une réussite, il faut en choisir une seule qui vous semble réalisable, puis faire en sorte qu’elle devienne naturellement une habitude, et enfin il faut vous accorder une récompense en cas de réussite.
Ma résolution pour cette année est de faire trente minutes d’exercice en semaine et de faire une balade le week-end.
Comme je suis incapable d’arrêter le Coca, il ne me reste plus qu’à faire de l’exercice pour venir à bout de ce Cola-ventre. A vrai dire, dès le mois de septembre je courais une trentaine de minutes après le travail puis ai commencé, à partir de l’hiver, le slow jogging au Centre Culturel de Misasa. Je n’en ressens pas encore les effets, alors je dois tenir bon encore un peu. En ce qui concerne ma récompense, il s’agit de regarder un film en buvant du Coca et en mangeant quelques friandises une fois par semaines.
Et vous, quelles sont vos résolutions du Nouvel An ?
Pour finir : bonne année !


Intouchables (février 2012)


En France, février rime avec Saint Valentin, mais il y a quelques années de cela Ahmed a écrit un article à ce propos. Il y a également la Chandeleur (2 février), ou plus simplement le jour durant lequel nous mangeons des crêpes, mais Christelle a présenté la recette des crêpes l’année dernière.
Je suis bien embêté. Que vais-je bien pouvoir écrire ?
Pour commencer, j’aime autant le chocolat que le Coca-Cola alors j’espère en recevoir beaucoup cette année. Concernant les crêpes, j’ai écrit un haïku exprimant l’envie d’en manger :
« En prenant son temps
Et saupoudrées de sucre
Manger des crêpes[2] »
Ce ne sont pas des vers de Matsuo Bashô, mais en les lisant ils donnent envie de faire des crêpes. Je compte en faire prochainement à la maison. En outre il est prévu que les enfants d’une maternelle et moi cuisinions des crêpes au jambon et au fromage.
Ce mois-ci je vais vous parler de Intouchables, ce film dont le succès ne cesse de continuer depuis novembre dernier.
Cette oeuvre a remporté le Grand Prix au 24ème Festival International du Film de Tôkyô et a été vue par plus de 18 millions de spectateurs. Elle arrive ainsi en seconde position des films les plus populaires dans l’hitoire du cinéma français, après Bienvenue chez les Ch’tis et ses plus de 20 millions de spectateurs.
Inspiré d’une histoire vraie, Intouchables raconte la relation entre le personnage principal, Philippe, handicapé suite à un accident de parapente, et Driss qui a été engagé par Philippe comme aide à domicile.
Philippe est un français d’âge mûr vivant dans une somptueuse maison. A l’inverse, Driss, qui a purgé une peine de six mois de prison, est d’origine sénégalaise et vit dans la misère en banlieue parisienne. Leurs différences causent beaucoup de problèmes, mais ils finissent par se comprendre l’un l’autre et sympathiser.
Intouchables sortira probablement au Japon, alors si vous en avez l’occasion allez le voir.
Moi aussi je compte le voir un de ces jours, mais pour le moment je dois choisir le film que je vais regarder la prochaine fois tout en buvant du Coca-Cola et en mangeant du chocolat. Avez-vous des suggestions ?
Je suis intéressé par Sayazamurai de Matsumoto Hitoshi. Son film Symbol, qui date de 2009, était très marrant alors j’attends également beaucoup de celui-ci.


Kimchi’s song (mars 2012)


Cela remonte à 2007, lors de mon voyage à Okinawa avec des amis. Du kimchi était en vente au supermarché. C’est quelque chose de tout à fait banal. Pourtant, je ne peux l’oublier même après cinq ans. Car dans le rayon du kimchi passait une drôle de chanson dont les paroles étaient « kimuchi kimuchi kimochii »[3]. L’ambiance est soudainement devenue plus festive et, ayant la chanson en tête, j’ai malgré moi acheté du kimchi. Ensuite nous l’avons mangé tous ensemble en regardant la mer, et une de mes amies a pris un bain de minuit. J’en garde un bon souvenir.
Récemment, j’ai vécu un moment similaire. En février, je suis parti en voyage en Corée du Sud avec des collègues de travail où nous avons fait du tourisme à Séoul. Nous nous déplacions avec le bus à notre disposition ou en taxi, mais les taxis coréens sont complètements fous. Nous sommes montés à neuf dans une voiture pour six et le chauffeur nous a accompagné jusqu’à l’hôtel en disant « ça va aller, c’est sûr ». Nous avons même passé un barrage de police sans rencontrer le moindre problème. Je ne pouvais y croire.
Nous avons également mangé toutes sortes de plats coréens, comme leur barbecue, du bibimbap, du pulgogi, etc. Il y avait aussi du kimchi et j’ai été surpris de voir qu’on en sert même au petit-déjeuner. Pour un Français qui aime le sucré, manger du chou fermenté et pimenté dès le matin est un peu...Toutefois manger tous ensemble était agréable, ce sont de bons souvenirs. J’ai aussi, en quelque sorte, pris un bain de minuit. Après le dîner, nous sommes allés dans un salon de beauté. J’y ai tout d’abord bu une boisson à base de ginseng et de miel. Puis j’ai pris un bain et suis allé dans un sauna, avant qu’on me fasse un massage de tout le corps et qu’on m’applique un masque au concombre sur le visage. Pour finir, j’ai à nouveau pris une douche.
C’est raconté de manière plaisante, mais c’était en fait un peu étrange. L’ambiance du salon ressemblait à celle d’un film de gangsters des années 70, et c’est un homme âgé inspirant peu confiance qui a procédé au massage de manière très énergique. A la fin celui-ci m’a proposé un massage des pieds, mais j’ai refusé. Parce que je n’aurai pas pu supporter les chatouilles. Finalement tout s’est bien passé et ce n’était pas si désagréable. Mise à part l’ambiance...
Ainsi, « grâce au kimchi » j’ai dorénavant deux bons souvenirs. Comme on dit « jamais deux sans trois », j’espère une prochaine fois.


[1] En japonais, j’ai tenté de faire un jeu de mot entre kôyô (autre lecture des caractères de momiji) et ikôyo- (ikô plus la particule yo allongée).
[2] En France, les crêpes font référence au mois de février, et donc à l’hiver. Il s’agit donc ici d’un mot saisonnier. (ajout : comme vous le savez sûrement, dans les haïku il faut inclure des mots clés renvoyant à une des quatre saisons)
[3] La chanson joue sur la ressemblance de la prononciation japonaise du mot kimchi, « kimuchi », et l’expression « kimochi ii » qui exprime une sensation agréable.

2 comments:

  1. Haha, je me souviens bien de cette soirée à Okinawa et de la chanson du kimchi^^. Je l'ai toujours dans un coin de ma tête d'ailleurs...sont forts ces commerciaux japonais :p.

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    1. Très forts en effet. Nesrine en parlait également récemment.
      C'était un bon moment et c'est devenu une bonne introduction pour parler de mon voyage en Corée ! héhé

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